Oliviersuisse

Je regarde : La folie de l'homme
Je lis : G.A
Je cite : Les trois causes de la souffrance sont: la colère, l'attachement et l'ignorance. Bouddha
(mis à jour dimanche 8 octobre 2006 à 14:23)

28/12/2005

28/12/05 - 02:00

Il venait d'avoir 18 ans

Un jeune homme de 18 ans me demande ce que c'est que l'amour. Il doit être charmant. Je lui jalouse sa virginité de sentiments. Céline disait à cet égard que l'on est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté. Mon premier amour avait 14 ans comme moi. On s'est aimé pendant 8 ans. Je le pensais issu de la race des dieux. Il était blond, beau, cultivé et inteligent. J'aimais son corps sculpté et imberbe, son sexe épais et circoncis, la manière dont il me parlait, la manière dont il m'embrassait, la complicité de nos jeux sexuels, de nos jeux intellectuels, son odeur. Je me suis construit durant mon adolescence avec lui, au travers de lui. Mais était-ce que de l'amour? Il y avait de l'admiration aussi, il était mon soutien, mon confident. Admirer n'est pas aimer. Tout ce qui a un début a aussi un fin. La fin de cette relation m'enleva tout désir de vivre. Je découvrais l'absurde. Il s'ensuivit une période ou je devais goûter les gens, les corps, les sexes, frénétiquement, compulsivement, sans m'attacher. Ne plus aimer, ne plus souffrir, telle était la priorité. Juste consommer et passer à autre chose. J'ai échangé de belles tendresses avec certains inconnus. Etait-ce les aimer le temps d'un instant? Je ne le sais pas. Et puis je suis retombé amoureux, d'abord de l'image plastique d'un athlète marocain et, pour la première fois, aussi de ses faiblesses, des ses pathologies, de ses défauts, de ses des doutes. Après 5 ans de relation, je dirai de lui qu'il me rend la vie plus jolie et c'est bien! Aujourd'hui, je ne suis plus puçeau, ni de l'horreur, ni de quelques jouissances, mais me demander ce qu'est l'amour, je me dois d'être honnête et dire à ce jeune homme:" je n'en sais rien, vas y! Essayes! et bonne chance."

19/12/2005

19/12/05 - 23:11

Et maintenant?

J'ai fait l'amour à des Suisses, des Français, des Allemands, des Italiens, des Espagnols, un Belge, des Marocains, des Algériens, un Tunisien, un Kurde, un Suédois, un Tchadien, un Somalien, partout comme ici, comme là-bas, de la peau, du sexe, de la chaleur humaine.

Et maintenant je me pète, je me défonce à ta tendresse. Rien ne m'enivre tant que tes caresses. Tout le sexe du monde ne vaut ton corps qui soupire dans mes bras. Il faudra se serrer, ne plus se lâcher pour nous faire oublier l'idée de la mort.

Tu me fais le cadeau des tes rires, de tes joies, de tes peines, des tes souvenirs.

Tu me dis :" je vais mourir!", je te dis: " bien sûr, mais pas encore...", tu me demandes :" tu m'aimes encore?", je te réponds :" toujours!

Dédicace à [www]

17/12/2005

17/12/05 - 14:49

La première fois que j'ai pénétré un mec, ça a faillit me tuer

J'étais amoureux, et comme j'aime faire les choses lentement je ne l'ai fait qu'après 1 année de relation.
Me voila donc tout jeune et tout content, avec mon préservatif à goûter pour la première fois les sensations que procuraient le fait de mettre mon zizi dans un derrière. Je trouvais ça très bon. Soudain le plaisir c'est amplifié à un tel point que j'ai joui en lui. Je me suis retiré, la capote s'était déchirée. Je me suis mis à rire, lui pas. Il m'a dit en pleurant:

-"On doit aller à l'hôpital tout de suite, je suis séropositif.".

Les conséquences de cet accident furent pour moi seulement, trois mois de tri-thérapie, et un résultat négatif.
Mon amant m'a soutenu pendant les trois mois ou je ne savais pas si j'avais été contaminé ou pas.
J'ai continué à avoir des relations sexuelles avec lui. Cela me rendait triste. Le sexe lui avait transmit ce virus, je détestais le sexe.

A la fin je ne pouvais plus avoir de rapports, j'étais bloqué. Je voulais lui faire plaisir et me forcer à quelque jeux sexuels, mais cela ne fonctionnait plus. Je ne l'ai jamais rejeté, mais j'ai détesté son virus qui pouvait me le ravir. Ce salopard qui se permettait de lui infliger tant de souffrances psychologiques et physiques. Il n'a jamais compris cela et il m'en voulait. Nous nous aimions toujours.

Pendant 2 ans je lui suis resté fidèle de manière platonique. Lui n'a pas tenu.
Je revois ce garçon, un vrai amour fraternel né de l'angoisse et de la souffrance partagée, me lie à lui.
Cela m'a permis d'apprendre à aimer au-delà du sexe, de comprendre la fragilité de l'existence humaine, de l'impermanence des gens, des amours.

Je ne pourrais plus jamais avoir du sexe en toute inconscience. Cela m'a rendu haineux des barebackeurs: les Zarquaoui et Ben-Laden de l'amour.

Pour toi... [www]

02/12/2005

02/12/05 - 23:53

Hétéro latent:

Un homo est-il défini seulement par son attirance pour le même sexe? Existe-il plusieurs manières d'être un PD?

Je me sens d'affinité purement hétéro. J'aime le foot et les avions, je n'ai jamais joué à la poupée. Je n'ai jamais rien compris à Madonna, ni à aucune autre icône gay. Je ne comprends même pas pourquoi Mylène Farmer à du succès. Je n'aime pas la mode, je ne suis pas cynique.

Je ne comprends pas les gays, comme je ne comprends pas les femmes. Je n'ai jamais eu de copine femme. J'aime baiser les miss, mais je n'arrive pas à tomber amoureux d'elles. Je tombe amoureux des mecs qui sont toujours très efféminés, raffinés. Je ne sorts que des petites folles, leur compagnie me plaît. Ils rendent la vie plus rose et plus légère. Ils font des décorations de Noël.

Dès lors, suis-je un hétéro latent?

 

"Le temps passe et fait tourner la roue de la vie, comme l'eau celle des moulins. Telle est la vie des hommes, quelques joies vite effacées par d'inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants." Pagnol

"Ne trahis jamais l'enfance. Elle est comme une mine d'or, sous l'amoncellement de tes problèmes, de tes angoisses. Un soleil jamais eteints."

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