Oliviersuisse

Je regarde : La folie de l'homme
Je lis : G.A
Je cite : Les trois causes de la souffrance sont: la colère, l'attachement et l'ignorance. Bouddha
(mis à jour dimanche 8 octobre 2006 à 14:23)

27/02/2006

27/02/06 - 02:58

Il est pareil aux dieux


Un poême de Sappho, observant une femme qu'elle désirait, peut-être étrangère aux amours saphiques.


... Il est pareil aux dieux, l'homme qui te regarde,
Sans craindre ton sourire, et tes yeux, et ta voix,
Moi, je tremble et je sue, et ma face est hagarde
Et mon cœur est aux abois...
La chaleur et le froid tour à tour m'envahissent ;
Je ne résiste pas au délire trop fort ;
Et ma gorge s'étrangle et mes genoux fléchissent,
Et je connais la mort...

Cité par Longin, Traité du Sublime, 10.
(traduit du grec ancien par Marguerite Yourcenar dans La Couronne et la Lyre, 1979).

Un grand merci à Herminien2, qui grâce à sa sublime bibliothèque, à pu me retrouver ce texte traduit par Yourcenar.

Sappho (Σαπφώ); poétesse grecque de l'Antiquité qui a vécu au VIIe siècle av. J.-C. à Mytilène, sur l'île de Lesbos. L'homosexualtié de «La personne célèbre de Lesbos » ou ou « la Lesbienne », ne faisait aucun doute, même dans ses écrits qui n'ont pas soulevé de grande polémique de son vivant. Il est impressionant d'observer aujourd'hui la tolérence qui existait déjà envers les amours de la poêtesse de Lesbos, les amours lesbiens.

27/02/06 - 00:59

Cadeau empoisoné!



Mon mec vient de m'offrir ça!... si, si, pour me faire plaisir,... les bras m'en tombent!

24/02/2006

24/02/06 - 20:26

Terrorisme

J'ai un ami algérien [www] dont l'ensemble de la famille s'est fait trancher la gorge. Une femme de son village avait simplement pointé du doigt sa maison. Les tueurs d'innocents ont fait le reste. Le plus troublant c'est que lorsque la police interrogea cette femme, elle fut dans l'incapacité d'expliquer son geste. Allez comprendre. Depuis il détèste la fête du mouton. " Avec-ce qui c'est passé en Algérie, ne me parles plus de tous ces moutons que l'on égorge!", me répondit-il, le jour où je lui ai souhaité " bonne fête". Pour lui la source de son malheur était l'utilisation des gens les plus incultes par manipulation idéologique (ici religieuse), pour en faire des tueurs. La "connaissance", l'éducation était selon lui l'unique moyen de stopper ce genre de manipulation des masses.

Il est vrai que de tuer au nom de dieu il y a déjà longtemps que n'importe quel crétin fait ça. Des trois religions du "Livre", aucune n'a échappée aux massacres. Ce qui m'intrigua le plus cependant dans les attentas du 11 septembre, c'est que pour piloter un avion et le détourner de sa fonction première et en faire une arme, il est nécessaire de posséder une certaine intelligence, et, pour monter secrètement un telle opération il faut beaucoup de minutie et de de stratégie. C'est pour moi un paradoxe, que je ne comprends toujours pas. Comment posséder une intelligence, une connaissance, donc une forme de sensibilité, et tuer des innocents. Il m'est urgent aujourd'hui de comprendre les raisons qui poussent certains esprits à utiliser leur intelligence au service de la destruction et de la haine.

Homo homini lupus ..., oui, mais pourquoi?

24/02/06 - 12:44

Bons mots de G.A

l'ignorance des pleutres est la force des sages! ( forums)
Laurentparis15 [www]
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Trasher un inconnu, c'est un peu comme assassiner Mozart.
In-armani [www]

19/02/2006

19/02/06 - 22:24

Profondes sont les méandres de l'âme humaine...

Internet peut être une forme d'extension de l'ego. On peut y développer un profil, un nouveau soi, s'y attacher et le confondre par instants avec soi. Si un individu attaque ce profil, ou le calomnie, nous pouvons comme dans la vie réelle se sentir blessé, et se mettre en colère. Or il est possible de se dire, mais tout cela est virtuel, nous ne sommes pas attaqués vraiment. Devant l'ironie de la situation, il m'est arrivé de rire un bon coup en secouant les épaules. Mes ennemis virtuels sont enfait mes meilleurs amis puisqu'ils me pousse à découvrir l'illusion de mon propre ego.

17/02/2006

17/02/06 - 13:16

Grippe avaire

Moi: "alors tu es prête pour cette pandémie?"

Ma copine virologue: "p'tre ben que oui, p'tre ben que non, ... voilà ce qu'on peut en dire scientifiquement (silence). Si au moins ça pouvait donner un peu d'humilité à l'humanité (re-silence). J'adore les oiseaux..."

16/02/2006

16/02/06 - 19:15

Mozart-Grosse Messe C-moll, Von Karajan, Barbara Hendriks.



Alors les cons firent silence.

12/02/2006

12/02/06 - 14:20

De la tristesse de vieillir

Grand-maman tu m'as aimé comme savent aimer les gens de peu. Aujourd'hui, aveugle et handicapée, tu as du te résoudre à entrer dans une maison pour personnes âgées. Tu as quitté ton appartement avec dignité, et tu t'es installée dans ce nouveau lieu de vie, où l'on attend sa mort. Ton souhait était qu'avant de rendre ton appartement, nous allions prendre ce qu'il y a avait d'intéressant chez toi. Fouiller dans tes souvenirs me fut un exercice pénible. Il est dérisoire de voire comme une vie se résume à peau de chagrin. Ici les bulletins scolaire de ton mari, mort à l'âge de 40 ans, là les affaires de ton fils décédé dans sa belle jeunesse; quelques traces aussi de moments heureux de ton existence, comme le menu de noces de mes parents, les dragées offertes à mon baptême. A ma première visite dans ton nouvel établissement, tu étais assise sur ta chaise roulante au milieux d'autres petits vieux, d'autres solitudes. Je restais là, à t'observer, sans que tu le saches, en silence. Un rayon de soleil est passé, il a éclairé ton visage, tu as souri. J'ai pleuré un peu Grand-maman. Lors de notre dernière visite tu m'as dit que tu t'inquiétais de ne pas me voire marié. Je t'ai menti un peu, sur les raisons de mon célibat, avec tes beaux cheveux tout blanc maintenant, je sais que je dois ménager ton coeur et tes émotions. Pardonnes-moi.

10/02/2006

10/02/06 - 16:46

Vers le sud.


J'avais 20 ans. J'ai traversé la Méditerranée un soir de Noël, un jeune berbère ma offert une bouteille de vin rouge sur le bateau qui me portait en Algérie. Il m'a précisé qu'il était musulman, mais qu'il tenait à ce que je passe une joyeuse fête. Il ne ma rien demandé, il m'a juste souri. Je n'ai pas oublié le contact de sa peau et de ses cheveux. Puis l'Algérie, le Niger, début de l'Afrique noire, et je fus accueilli par le Sahel pays de poussière, de rires et de soleil, et puis la terre d'Afrique devint mon plus bel amour.

06/02/2006

06/02/06 - 11:20

Audition.

Ma petite soeur prenait des cours de piano. A la fin de chaque année son professeur réunissait tous ses élèves pour nous présenter une audition. Après quelques prestations plus ou moins réussies, s'est présenté dans le petit salon, qui faisait office de salle de concert, un garçon que je ne connaissais pas. J'étais assis au premier rang . Il s'est mis face au publique et annoncé :

"Bonjour, je m'appelle Fabrice, je vais vous jouer une fugue de Bach".

Il s'est assis au piano et a commencé à jouer. J'étais à 2 mètres de lui et je sentais qu'il était nerveux. C'était un adolescent de mon âge, aux cheveux blonds et bouclés, d'une beauté aristocratique; je restais subjugué par ses mains qui courraient sur les notes. Une émotion étrange m'a envahie, j'avais chaud et j'avais envie de le protéger. Soudain, au milieu du morceau, il a fait une faute, la musique s'est arrêtée, son visage est devenu rouge et ses mains se sont mises à trembler. Il n'a pas repris sa fugue, mais s'est levé en pleurant. Il fendit son public sans regarder personne. Il avait déja disparu. Mon émotion était intense, et ce n'est que longtemps après que j'ai compris que je venais de vivre mon premier coup de foudre. J'avais cette année là 14 ans. Nous nous sommes aimés 10 ans. Depuis je ne l'ai plus revu. Je sais qu'il est marié et qu'il a un enfant. Son professeur de Piano s'appelait Madame R*

 

"Le temps passe et fait tourner la roue de la vie, comme l'eau celle des moulins. Telle est la vie des hommes, quelques joies vite effacées par d'inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants." Pagnol

"Ne trahis jamais l'enfance. Elle est comme une mine d'or, sous l'amoncellement de tes problèmes, de tes angoisses. Un soleil jamais eteints."

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