24/03/2006Peinture et Nazisme.Est-ce que Adolf serait devenu Adolf si il n'avait pas été un peintre raté? 21/03/2006les trains, les gens.
Les trains ont quelque chose d' érotique. Enfant, je pris un train avec ma classe pour une sortie d'école. Je me souviens que, entre deux wagons un de mes camarade de classe déjà pubère m'avait exhibé son pénis. Il me montra comment il s'y prenait " pour faire sortir le sperme". Son sexe en érection était très courbé. Quant je le pris dans ma main il s'écria "mon idole", ces deux mots me firent un effet étrange. Aujourd'hui dans un autre train un homme est passé; il avait des cheveux aux pointes naturelement blondes comme jadis mon camarade. La blondeur de ses cheveux et le vacarme du train ont ramené ces premiers émois à mon souvenir. J'y pense et puis je bande, là, dans le train. 04/03/2006Néo-islamisme.Peut-être un début de réponse à [www]
"New York Post
12 février 2006
Texte original anglais: "Hijacking Islam".
Traduction française : Menahem Macina
- « Dieu ? Quel est votre problème à son sujet ? », questionna le cheikh en fronçant les sourcils.
Nous étions dans une mosquée de Londres, discutant des sermons que prononce le cheikh pour les fidèles, le vendredi. Je lui avais demandé pourquoi Dieu ne figurait pas (ou avait, tout au plus, un rôle secondaire) dans des sermons qui se concentraient presque exclusivement sur des questions politiques.
L’important, pour le cheikh, c’étaient « les souffrances de nos frères soumis à l’occupation ». En d’autres termes : dans notre islam, nous ne nous occupons pas de Dieu, mais de la Palestine, du Cachemire et de l’Iraq.
Nous sommes donc ici face à une religion sans théologie, un loup laïque déguisé en brebis religieuse.
Comment est né ce néo-islam - mouvement politique déguisé en religion -, et comment ceux qui connaissent peu de choses en matière d’islam, peuvent-ils le distinguer de la foi de la majorité des fidèles ?
L’utilisation de l’islam comme vecteur d’ambitions politiques n’est pas chose nouvelle. Les Omeyyades y ont eu recours, après la mort du Prophète, pour instaurer un pouvoir dynastique. Trois des quatre califes qui succédèrent à Mahomet furent assassinés dans le contexte de joutes politiques pour le pouvoir, présentées comme des controverses religieuses.
Transportons-nous jusqu’au XIXe siècle et à l’aventurier perse, Jamaleddin Assadabadi, qui se déguisait en Afghan pour dissimuler son origine shiite, et entreprit de faire carrière dans la terre, à majorité sunnite, d’Egypte. Bien que franc-maçon, Jamal (qui se surnommait lui-même Sayyed Gamal) parvint à la conclusion que le seul moyen d’accéder au pouvoir, chez les musulmans, était d’en appeler à leurs sentiments religieux. Aussi, se transforma-t-il en érudit islamique : il se laissa pousser une barbe imposante et arbora un énorme turban noir, pour souligner sa prétention d’être un descendant du Prophète.
Son partenaire était Mirza Malkam Khan, un Arménien qui affirmait s’être converti à l’islam. Ensemble, ils lancèrent l’idée d’une "Renaissance islamique" (An-Nahda) et promurent l’idée d’un "gouvernement islamique parfait", sous l’autorité d’un "despote éclairé".
Malkam avait un slogan d’un cynisme sans égal : "Dites aux musulmans que quelque chose est dans le Coran et ils mourront pour vous".
L’astuce réussit, parce que l’immense majorité des musulmans ne connaissaient pas l’arabe, et que ceux qui maîtrisaient cette langue avaient autant de difficulté à lire le Coran qu’un lecteur de langue anglaise à lire Chaucer.
Par la suite, les campagnes de Sayyed Gamal et de Mirza Malkam produisirent le mouvement salafiste. Le mot Salafi vient de l’expression aslaf al-salehin (les vénérables ancêtres) et évoque l’espoir de redonner vie au "pur islam des premiers temps de l’époque de Mahomet".
Le mouvement salafiste donna naissance à l’organisation des Frères Musulmans (Ikhwan al-Moslemeen), dirigée, en Egypte, par Hassan al-Banna (1928), ainsi qu’à une version iranienne shiite, les Feddayin de l’Islam, dirigés par Muhammad Navab-Safavi (1941).
Dans les années 40, le mouvement produisit deux autres rejetons. Le premier était un croisement de marxisme et d’islam, concocté par un journaliste pakistanais, Abul-Ala al-Maudoodi, qui se considérait comme "le Lénine de l’islam". L’autre était un croisement de nazisme et d’islam, soutenu par le mufti palestinien, Haj Amin al-Hussaini, et Rashid al-Gilani, un provocateur d’origine iranienne.
Des années 30 jusqu’aux années 60, les rejetons du salafisme organisèrent des opérations terroristes et tuèrent des centaines de personnes, mais ils ne purent prendre le pouvoir nulle part. Par contre, la plupart des nations musulmanes furent séduites par des idéologies occidentales, tels le nationalisme, le socialisme et le communisme. Cependant, la plupart de ces idéologies perdirent leur lustre aux alentours des années 1970, et des versions variées du mouvement salafiste commencèrent à remplir l’espace laissé libre.
En 1979, le salafisme conquit le pouvoir en Iran, sous l’égide d’un mollah à demi-illettré, du nom de Ruhallah Khomeini. Dans les années 80, le mouvement domina le Pakistan par l’intermédiaire d’un groupe d’officiers connus comme "les Généraux du Coran". En 1992, il faillit s’emparer du pouvoir en Algérie par l’entremise du Front du Salut Islamique (FIS). En 1995, il prit le pouvoir à Kaboul sous la bannière des Taliban. Plus récemment, il a remporté les élections en Cisjordanie et à Gaza, sous le label du Hamas.
Toutefois, le salafisme a remporté ses plus grands succès en Occident, où l’émergence d’amples communautés de musulmans a créé un espace dans lequel le néo-islam peut prospérer.
Ce nouvel espace est d’importance cruciale, pour deux raisons :
- Il permet au salafisme de promouvoir ses idées et de recruter des militants en toute liberté – chose impossible dans la plupart des pays musulmans, où les despotes locaux ne tolèrent aucun empiètement sur leur contrôle de l’espace public.
- Des musulmans vivant en Occident n’ont pas l’expérience vécue de l’intolérance et de la terreur que le néo-islam a fait régner dans les pays musulmans durant des décennies. Ils voient, au contraire, dans l’islam, un élément de leur identité et, bien qu’ils fréquentent rarement la mosquée, ils considèrent les militants néo-islamistes comme des gens qui se donnent du mal pour eux.
Attentif à contrôler son électorat dans les démocraties occidentales, le néo-islam, dans ses différentes versions, recourt aux tactiques développées par d’autres idéologies totalitaires, notamment le fascisme et le communisme.
Sa première initiative a consisté à favoriser un apartheid visuel, pour distinguer ses adhérents du reste de la société, de la même manière que Lénine, Hitler et Mao, qui voulaient que leurs partisans portent des uniformes spécifiques.
Pour les hommes, les marques distinctives sont la barbe, les vêtements khaksari (matériels), tels shalwar (pantalons) bouffants et araqchin (tissu couvrant la tête), un foulard palestinien à carreaux et des sandales, ou des chaussures sans lacets. Les vêtements ne doivent jamais être de couleurs vives (quoique le vert soit la couleur de la tribu de Mahomet, les Bani-Haschim) ; le noir et le blanc sont les tons préférés du néo-islam. Le néo-islamiste portera toujours aussi un chapelet, et un miswak (cure-dents en bois), dont on dit qu’il avait la faveur du Prophète.
Pour ce qui est des femmes, le choix vestimentaire est encore plus limité. Elles sont obligées de couvrir leur chevelure et également d’éviter les couleurs vives. Les néo-islamistes plus radicaux prônent la burqa, une espèce de draperie qui enveloppe de la tête aux pieds, avec deux trous pour les yeux.
Seule une petite minorité de Musulmans dans le monde pratiquent cet apartheid visuel. Il n’y a qu’en Occident que l’on peut voir certains des accessoires les plus humiliants du néo-islam, on ne les voit jamais dans un pays musulman.
Une fois l’apartheid visuel réalisé, le néo-islamisme passe à la Phase Deux : décerveler ses adeptes. Cela se fait en les persuadant qu’il y a une seule et unique réponse islamique à toutes les questions, déjà posées ou à venir.
Et d’où provient la réponse ? Des "usines à fatwas", mises en place par des cheikhs (souvent à demi illettrés) dans certains pays musulmans. Aux questions les plus complexes, depuis les intérêts bancaires jusqu’à l’euthanasie, il n’est pas rare que l’on réponde tout simplement par "oui" ou par "non".
L’idée est, comme le croyait Maudoodi (le "Lénine de l’Islam"), que l’islam a été donné par Dieu pour transformer les hommes en robots qui obéissent aux règles édictées par les cheikhs.
Maudoodi affirmait que, quand Dieu créa l’homme, Il soumit l’existence biologique de Ses créatures à des "lois indiscutables". Mais Dieu omit d’appliquer les mêmes règles à l’existence spirituelle, politique et culturelle de l’homme. Réalisant Son erreur, Dieu envoya Mahomet pour prêcher l’islam, qui fournit les "lois indiscutables" nécessaires aux aspects non matériels de l’existence humaine.
Le néo-islam poursuit sa culture d’apartheid en divisant la terre en "islam" et "non-islam".
Tous les lieux où les musulmans sont majoritaires sont désignés comme étant Dar al-Islam (Maison de la Paix) ; le reste du monde est Dar al-Harb (Maison de la Guerre), ou, au mieux, Dar al-Da’awah (Maison de la Propagation [de la doctrine de l’islam]). Le postulat est qu’il suffit d’être un musulman pour avoir toujours raison contre des non-musulmans.
Ce n’est pas ainsi que Mahomet enseignait l’islam. Sa biographie est remplie d’exemples où il rendit une décision défavorable à un musulman dans une contestation avec un non-musulman. Pour lui, le monde était divisé entre la "justice" et l’"injustice", et entre le "bien" et le "mal", non entre islam et non-islam. On peut être un musulman et faire des choses répréhensibles, tandis qu’un non-musulman peut aussi être un agent du bien.
Que le néo-islam ne soit pas à l’aise avec la conception d’une religion comme quelque chose à faire avec Dieu, n’a rien de surprenant. En islam, la seule vérité absolue et immuable est l’Unicité de Dieu. Aussi, ce que propose le Coran ou la shariah (sans parler des cheiks autoproclamés) est quelque chose de relatif, et ouvert à des interprétations sans fin.
La tentative néo-islamique de détruire les libertés individuelles constitue une menace aussi grande pour l’islam que celle que représenta l’Inquisition pour le christianisme.
Pour se protéger, l’islam doit faire revivre sa théologie en mettant l’accent sur le divin (marefat al-ilayah). En d’autres termes, l’islam doit re-devenir une religion.
Cela ne signifie pas que les musulmans doivent rester à l’écart de la politique, ou négliger la Palestine, l’Iraq, le Cachemire, ou toute autre cause. Ce que cela signifie, c’est qu’ils doivent reconnaître que ces causes et d’autres similaires sont des causes politiques, et non pas religieuses. Personne n’empêche les musulmans de pratiquer leur foi en Palestine ou au Cachemire. Ces conflits ont pour objet un territoire, des frontières, la souveraineté, pas la foi.
Le néo-islam est une forme de fascisme, d’où l’expression islamofascisme. Ses premières victimes sont les musulmans, tant dans les pays à majorité musulmane qu’en Occident.
Dans de nombreux pays musulmans, le néo-islam a été présenté comme un mouvement politique et il ne peut plus tromper les masses. En Occident, par contre, il a réussi à duper certains secteurs des médias, des gouvernements et des milieux universitaires, en sorte qu’ils le traitent non comme le mouvement politique qu’il est, mais comme l’expression de l’islam en tant que religion.
Il est temps d’en finir avec cette tromperie et d’identifier le néo-islam, dans ses multiples manifestations, comme un phénomène politique.
Le néo-islam a autant le droit d’agir dans le champ politique que tout autre parti dans une démocratie. Mais il n’a pas le droit de prétendre être une religion. Il n’en est pas une.
Amir Taheri *
© New York Post
* Ecrivain et journaliste iranien. Membre de Benador Associates."  |
|  "Le temps passe et fait tourner la roue de la vie, comme l'eau celle des moulins. Telle est la vie des hommes, quelques joies vite effacées par d'inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants." Pagnol
"Ne trahis jamais l'enfance. Elle est comme une mine d'or, sous l'amoncellement de tes problèmes, de tes angoisses. Un soleil jamais eteints."
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